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UBAC Raoul
(1910-1985)
Raoul UBAC - Notes sur l'artiste

Note sur l'empreinte d'ardoise :

Pour obtenir une empreinte, on recouvre une surface gravée ou sculptée, préalablement encrée, d'un tissu mince ou souple. L'empreinte s'obtient par pression continue de la main ou le frottement d'un outil en ivoire ou en bois poli dénommé "baren". L'empreinte est alors inversée.

Pour obtenir une empreinte à l'endroit, le papier est posé sur la surface gravée non encrée. L'image se révèle à l'aide d'un rouleau encré, passé avec une certaine pression sur le papier. L'empreinte est moins nette, ressemble plus à une trace.

Grâce à sa souplesse, ce procédé permet de reproduire une surface aux plans à niveaux différents excluant de toute manière l'usage d'une presse. Contrairement aux techniques modernes de reproduction basées sur la rapidité d'exécution et le nombre d'exemplaires, l'empreinte se réalise avec lenteur.

C'est dire qu'elle est réservée à des tirages plus limités. Mais cette lenteur conditionne la qualité et l'infinie variété des épreuves. Procédé d'une simplicité extrême venue du fond des ages, il se réalise sans presse ni outillage compliqué.

Tout entier tributaire de la main, il doit tout à la paume pressant le papier, ou au geste qui manie judicieusement le frottement de l'outil sur le papier

Extrait d'une conversation avec l'artiste, en novembre 1975

L'empreinte est le résultat d'un procédé d'impression relativement simple qui consiste à obtenir une épreuve (
par la pression de la main ou par le frottement d'un outil dénommé le " Baren "), d'une surface gravée ou sculptée préalablement encrée.

Le procédé exclut l'emploi d'une presse; il possède assez de souplesse pour tirer une empreinte d'une surface ayant des plans à des niveaux légèrement différents. Sa lenteur d'exécution le réserve à des tirages limités mais par contre conditionne, la sensibilité et l'infinie variété des tirages.

Par extension, l'empreinte peut servir de report en vue d'obtenir une lithographie ou une eau-forte. Dans ce dernier cas le tirage fait " au sucre " est reporté sur le cuivre qui subira le traitement habituel, l'empreinte primitive reportée, pouvant être modifiée par les états successifs de la gravure. Ainsi furent entre autres, réalisés " Vieux Pays " d'André Frénaud et "Pierres Réfléchies " de Roger Caillois. Par contre, " Pierre écrite " d'Yves Bonnefoy fut réalisé par report lithographique.

Définition de l'empreinte d'ardoise par Raoul Ubac.